TVA à l'ère du numérique (ViDA) : Le guide 2026 de la facturation électronique pour le e-commerce
Points clés à retenir
- Début obligatoire : Le 1er septembre 2026 est la date de lancement confirmée pour la facturation électronique en France.
- Nouvelle terminologie : « PDP » est désormais légalement PA (Plateforme Agréée).
- La règle des 10 jours : Les données de e-reporting pour le B2C et les ventes internationales doivent être soumises tous les 10 jours.
- Normes de format : Les factures doivent utiliser des données structurées (Factur-X, UBL ou CII) ; les simples PDF ne sont plus valables.
- Alignement ViDA : Le mandat transfrontalier à l'échelle de l'UE est fixé pour juillet 2030, mais l'adoption précoce par la France agit comme le modèle obligatoire aujourd'hui.
La fiscalité n'est plus une formalité post-transaction ; en 2026, c'est un événement numérique en temps réel. Pour les entreprises françaises et les e-commerçants internationaux, le 1er septembre 2026 est la date la plus critique du calendrier de conformité.
La réforme fiscale européenne connue sous le nom de TVA à l'ère du numérique (ViDA) remodèle fondamentalement la manière dont les transactions intracommunautaires sont suivies, et la France est le terrain d'essai de cette transformation.
Qu'est-ce que ViDA ? Les trois piliers de la réforme
Formellement adoptée en mars 2025 et entrant dans ses premières phases de mise en œuvre en 2026, ViDA est conçue pour éliminer l'« écart de TVA », les milliards de recettes fiscales perdues chaque année à cause de la fraude et des erreurs administratives.
Elle repose sur trois piliers stratégiques :
- Exigences de déclaration numérique (DRR) : Passer de rapports récapitulatifs périodiques à une déclaration des transactions en quasi temps réel.
- Règles de l'économie de plateforme : Faire des places de marché le « fournisseur présumé » pour des services spécifiques afin d'assurer la collecte de la TVA.
- Enregistrement unique à la TVA : Étendre le Guichet unique (OSS) pour éliminer le besoin de multiples identifiants TVA nationaux lors de la détention de stocks à travers l'UE.
Le mandat français : Un plan pour l'Europe
La France s'est positionnée comme le pionnier de la facturation électronique obligatoire.
Alors que la déclaration complète à l'échelle de l'UE pour les transactions intracommunautaires est prévue pour juillet 2030, le mandat national français commence dans quelques mois seulement.
Dates clés (en février 2026)
- 1er septembre 2026 : Toutes les entreprises françaises, quelle que soit leur taille, doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques structurées.
- Simultanément, les grandes entreprises et les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) doivent commencer à émettre des factures électroniques pour toutes les transactions B2B.
- 1er septembre 2027 : Le mandat s'étend à toutes les PME et micro-entreprises, qui doivent commencer à émettre des factures électroniques structurées.
- Entités étrangères : Les entreprises non établies (celles qui sont uniquement immatriculées à la TVA en France) ont jusqu'en septembre 2027 pour se conformer au e-reporting de leurs données de ventes françaises.
De PDP à PA : La nouvelle infrastructure
L'une des mises à jour les plus importantes du projet de loi de finances 2026 est le changement officiel de terminologie.
Ce qui était auparavant connu sous le nom de Plateformes de Dématérialisation Partenaires (PDP) est désormais légalement désigné comme Plateformes Agréées (PA).
Selon le « Modèle en Y » français, les entreprises n'envoient pas les factures directement au gouvernement. Au lieu de cela, elles doivent utiliser une PA.
Le portail géré par le gouvernement, le PPF (Portail Public de Facturation), a été recentré en tant que « Hub de données » et « Annuaire central ». Il n'offre plus de services gratuits de transmission de factures pour le marché B2B général. Cela signifie que le choix d'une PA certifiée n'est plus optionnel ; c'est une nécessité fonctionnelle pour la conformité TVA du e-commerce.
L'évolution des formats : Au-delà du PDF
En 2026, une « facture numérique n'est plus un simple PDF envoyé par e-mail.
Pour qu'une facture soit valide, elle doit être dans un format structuré qui permet un traitement automatisé.
Les trois formats autorisés en France sont :
- Factur-X : Le standard hybride (PDF pour les humains, XML pour les machines).
- UBL 2.1 : Un standard XML mondial.
- UN/CEFACT CII : Un standard spécifiquement conçu pour le commerce intersectoriel complexe.
E-Reporting : La règle des 10 jours pour le e-commerce
Pour les clients e-commerce de Landmark Global, la déclaration numérique de TVA relève souvent de la catégorie « E-Reporting » plutôt que de la facturation électronique.
Si vous vendez aux consommateurs (B2C) ou si vous vous engagez dans le commerce international, vous devez déclarer les données de transaction aux autorités fiscales françaises.
Pour ceux qui sont au régime de TVA mensuel « Normal », les données de transaction doivent être transmises tous les 10 jours. Ces données incluent :
- Les totaux quotidiens du chiffre d'affaires.
- Les montants de base de la TVA ventilés par taux.
- Le statut du paiement (crucial pour les services où la TVA est due à l'encaissement).
ViDA et l'économie de plateforme
D'ici le 1er janvier 2030, le modèle du « fournisseur présumé » sera la norme obligatoire dans toute l'UE pour l'hébergement de courte durée et le transport de passagers. Cependant, pour les marchandises vendues via des places de marché, le cœur du e-commerce TVA ViDA, les règles se durcissent déjà. Les places de marché sont désormais sous une pression accrue pour vérifier le statut TVA des vendeurs en temps réel.
Dans le cadre actualisé de ViDA, les places de marché doivent conserver des enregistrements numériques détaillés de toutes les transactions pendant 10 ans, garantissant que les « vendeurs fantômes » ne peuvent plus contourner les obligations fiscales de l'UE.
Comment se préparer : La check-list de préparation de Landmark Global
En tant qu'expert en SEO et en logistique, vous savez que la préparation technique est le seul moyen d'éviter les pénalités (qui s'élèvent à 15 € par facture pour les échecs de facturation électronique et à 250 € par transmission pour les retards de e-reporting).
- Finalisez votre partenaire PA : Assurez-vous que votre plateforme est officiellement répertoriée dans l'annuaire des Plateformes Agréées du gouvernement français.
- Auditez les données de base : Vérifiez les numéros SIREN/SIRET de tous les clients B2B français.
- Dans le nouveau système, un SIRET incorrect entraînera un statut immédiat d'« Inadmissible », bloquant votre trésorerie.
- Cartographiez les flux de transactions : Catégorisez vos ventes en « B2B domestique » (facturation électronique), « B2C international » (E-reporting) et « Intracommunautaire » (DRR).
- Connectez votre ERP : La fenêtre de 10 jours pour le e-reporting rend la saisie manuelle impossible.
- L'intégration API entre votre logiciel de facturation et votre PA est essentielle.
Résumé : Un avenir de transparence
La réforme fiscale européenne évolue vers un environnement de « Contrôle Continu des Transactions » (CTC). D'ici 2030, toute l'UE fonctionnera selon les normes que la France met en œuvre aujourd'hui. Pour les entreprises de e-commerce, le passage à la facturation électronique obligatoire n'est pas seulement un obstacle fiscal ; c'est une opportunité d'automatiser la comptabilité, d'accélérer les remboursements de TVA et d'assurer une stabilité à long terme sur le marché européen.
Nous vous invitons à découvrir nos services :
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Non. En France, à partir de septembre 2026, un simple PDF n'est pas une facture électronique valide. Il doit s'agir d'un fichier de données structurées (comme Factur-X) transmis via une PA certifiée.
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Le projet de loi de finances 2026 a confirmé des pénalités de 250 € par transmission pour les retards de e-reporting. Cependant, une période de « tolérance » pour les erreurs de bonne foi est en place jusqu'en août 2028.
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Oui, mais en tant que E-Reporting, pas en tant que facturation électronique. Vous continuerez d'envoyer des factures standard à ces clients, mais les données doivent être déclarées numériquement aux autorités françaises.
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Non. Le PPF a été dépouillé de ses capacités d'« échange ». Vous devez désormais contracter une Plateforme Agréée (PA) privée pour envoyer ou recevoir des factures.